Comme je l'avais annoncer un peu plus bas, voici quelques questions que je me suis posé à moi-même. Je me suis auto-interwivé, tout en restant à la fois sincère à moi-même, et en étant éloigné de moi. C'est pour cela, que je me suis dédoublé. En Effet, Je suis athé, je ne crois en aucune espèce de puissance divine. Mais, par contre le moi, qui me pose toutes ces questions, lui est croyant, et pense que l'être humain aurait été créé par un souffle divin.
Question : Tu te situes toujours dans "il faut penser les choses telles qu'elles sont." Ce n'est pas quelque chose qu'on pourrait créer ?
Réponse : La sagesse n'est pas un programme politique. Il n'y a jamais eu de société de sages, il n'y en aura jamais. Toute société fonctionne à l'espérance, à l'illusion, à l'idéologie (au sens marxisme du terme). C'est pourquoi la philosophie ne tient pas lieu de créer à partir de rien : c'est toujours transformer ce qui est, et cela n'est possible qu'à la condition d'abord de comprendre la nécéssité de ce qui est. Comment soigner, si l'on comprend pas que l'on est malade ? Comment combattre l'injustice ou le racisme, si l'on ne reconnaît pas qu'ils existent ?
Question : Toi-même, personnnellement, es-tu heureux ?
Réponse : Je te dirai volontiers que cela ne te regarde pas ! Mais je veux bien te répondre : cela dépend des moments, comme pour tout le monde. En ce moment, cela ne va pas trop mal, merci : la joie me paraît immédiatement possible. Disons que je suis à peu près heureux, c'est à dire heureux.
Question : Je suis chrétien, tu es athée. Pourtant je me sens proche de ce que tu as dit. Est-ce moi qui n'a pas compris, ou ton athéisme qui n'en est pas un ?
Réponse : Ni l'un, ni l'autre. Je suis athée : je ne crois en aucun Dieu, en aucun sens ultime ou absolu, en aucune valeur transcendante, en aucune vie après la mort. Mais pourquoi cela ne nous empêcherait-il de nous retrouver sur une certaine idée de la sagesse ou du bonheur ?....